Paix en Palestine : intervention de LFI 21 le 14 décembre 2024

Rassemblement pour la paix en Palestine à Dijon le 14 décembre 2024

intervention de LFI 21 le 14 décembre 2024 par Dominique Guidoni-Stoltz

Voilà plus d’un an que nous assistons, horrifiés, au premier génocide en direct à Gaza. Les images qui circulent et les déclarations unanimes des organisations internationales rendent insupportables l’invisibilisation des massacres dans les médias, le soutien complice des gouvernements, celui de la France ainsi que la répression des mobilisations mondiales pour Gaza.

Rien par exemple n’est initié au parlement européen pour rendre hommage aux victimes palestiniennes ; le débat y est impossible nous dit Rima Hassan. C’est pourquoi un colloque a été organisé à Paris à l’Institut La Boétie que vous pourrez retrouver sur le net.

Qu’est-ce qui se joue réellement derrière l’invisibilisation des massacres en cours ?

Qu’est-ce qui se joue derrière l’injonction au silence orchestrée par les élites et les médias occidentaux ? Que faire face à ces crimes qui nous hantent ? Car c’est bien à un génocide, préparé auquel on assiste en direct, le génocide le plus documenté de l’histoire moderne, par des journalistes qui risquent leur vie pour que le monde connaisse la vérité, vérité que vient de publier Amnesty International dans son dernier rapport.

Expliquer, analyser, c’est aussi résister.

J’aurais voulu vous synthétiser ces analyses mais il y a tant à dire.

Alors aujourd’hui je reviendrai seulement sur les paroles d’Ahmed Alnaouq, journaliste palestinien exilé à Londres qui a fondé la plateforme « We are not Numbers » et qui est venu rappeler au monde que chaque vie palestinienne compte. Il a perdu son père, 5 frères et sœurs, et 14 petits enfants dans la famille, ses nièces et neveux, tués par l’armée israélienne.

Gaza dit-il n’est pas seulement une zone de guerre, « c’est un foyer rempli de gens qui rêvent, aiment et vivent comme n’importe qui d’autre ». Et pourtant, nous continuons d’entendre sur les ondes le langage de la déshumanisation.

Ceux qui n’ont jamais perdu un membre de leur famille dans un génocide, ne peuvent pas connaître cette douleur, ce trou dans le cœur que rien ne peut combler. Des familles qui ont survécu des années à l’occupation sont décimées en quelques secondes. Ils ont des noms, des visages, des histoires. Toutes ces vies perdues ne sont pas que des chiffres ! Et pourtant dit-il « nous avançons, parce que s’arrêter reviendrait à laisser l’injustice gagner ».

Il a appelé le monde à dire que trop c’est trop ! Assez de l’occupation qui vole la terre et l’avenir des Palestiniens, assez des armes qui détruisent les maisons et les vies.

Assez de traiter les Palestiniens et Palestiniennes comme de simples statistiques et des chiffres ! Assez du silence qui permet à ces crimes de se poursuivre ! Assez de la participation, pas seulement de la complicité des gouvernements occidentaux à ce génocide ! Assez du génocide !

Il nous a engagé, chacun d’entre nous à agir, à amplifier les récits des Palestiniens et à exiger que ceux qui perpétuent et permettent ces crimes rendent des comptes.

« Lorsque nous parlons de justice pour la Palestine, a-t-il dit, nous parlons d’une justice qui élèvera toute l’humanité ». « Il s’agit de choisir de se ranger du côté de la vérité, de la dignité, et du principe fondamental selon lequel toute vie humaine compte ».

Je vous transmets encore ses paroles de conclusion : « merci de vous tenir aux côtés de la Palestine et surtout, merci de veiller à ce que les voix palestiniennes soient entendues. Free Palestine ».

Dominique Guidoni-Stoltz