Acharnement judiciaire : un outil de répression des militant·e·s. LFI 21 demande la relaxe des camarades. Soutenons-les !


Le 10 septembre dernier, au cours du mouvement « Bloquons tout / Indignons-nous » deux camarades ont été arrêté·es et placé·es en garde à vue durant 33h pour s’être enchaîné·es sur les voies du Tram à Dijon. Cette action symbolique d’une lutte pacifique nationale à laquelle des centaines de milliers de personnes ont participé en France leur a valu une comparution immédiate au tribunal (fait déjà assez rare) pour «dégradations de biens publics » et « entrave à la circulation ».

Nous avions alors dénoncé le deux poids-deux mesures (aucune poursuite des agriculteurs malgré les dégâts causés en manifestation), la criminalisation croissante des mouvements sociaux progressistes, l’intimidation par les forces de l’ordre et le détournement de la justice par le Préfet pour dissuader et réprimer la contestation sociale.

Parce qu’ils ont assumé leur choix de contestation, dixit le procureur Labonne-Collin, celui-ci avait proposé trois mois de prison avec sursis et 500€ d’amende. Une qualification pénale disproportionnée contre une action non violente ! Nos camarades ont heureusement été relaxés.

Mais le procureur refusant l’issue du jugement, les convoque à nouveau jeudi 3 septembre. A Dijon comme en France, cet acharnement judiciaire devient un véritable outil de répression des militant·e·s visant à décourager toute forme d’engagement et de lutte future.

Nous sommes tous et toutes concerné·es. LFI Côte-d’Or demande la relaxe des camarades et appelle à venir les soutenir.

Pour la liberté d’expression, le refus d’une instrumentalisation de la justice, contre la criminalisation des mouvements sociaux, mobilisons nous jeudi 3 septembre, devant le tribunal judiciaire à 8 heures 30.