Election sénatoriale : courrier aux grandes électrices et aux grands électeurs de Côte-d’Or.


Le 27 septembre prochain, vous aurez la responsabilité d’élire les sénatrices et les sénateurs de Côte-d’Or. Ce choix est essentiel. Il désignera celles et ceux qui auront la mission de défendre les collectivités territoriales, de faire vivre la libre administration des communes et de porter la voix des élus locaux au Parlement.

C’est avec cette conviction que nous sollicitons votre confiance.

À l’issue des élections municipales, lors desquelles elle a réalisé une percée notamment sur le territoire Côte d’Orien, La France insoumise a pris acte du soutien des écologistes de Côte-d’Or à la liste menée par l’ancien ministre macroniste François Rebsamen, rendant impossible tout rapprochement politique. Les convergences n’ayant pu aboutir avec les autres forces progressistes, nous avons choisi de présenter une liste fidèle aux engagements du Nouveau Front populaire, afin que les millions de citoyennes et de citoyens qui soutiennent notre projet soient également représentés au Sénat. Cette liste de candidats venus d’horizons et d’expériences différentes est représentative de la diversité de nos communes, et de la pluralité des territoires qui unit notre département.

« Notre engagement est clair : faire du Sénat la chambre qui protège les communes et nos concitoyens qui y vivent, plutôt que celle qui accompagne leur affaiblissement. »

Depuis trop longtemps, les collectivités sont contraintes par les choix politiques des gouvernements successifs à faire toujours plus avec toujours moins.

Inflation, hausse du coût de l’énergie, renchérissement des investissements, exigences nouvelles : les charges augmentent tandis que les moyens stagnent ou diminuent. L’Association des Maires de France estime à 71 milliards d’euros le manque à gagner cumulé de la dotation globale de fonctionnement entre 2014 et 2024. Ce constat appelle une réponse politique forte.

Nous défendrons l’indexation de la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation, le respect effectif du principe de libre administration et une véritable autonomie financière des communes. Nous refusons que les décisions essentielles s’éloignent toujours davantage des habitantes et des habitants. La commune demeure le premier lieu de la démocratie républicaine, celui où s’exerce concrètement l’égalité entre les citoyens. Dans notre vision politique, elle est aussi l’échelon par lequel s’opèrent les mutations profondes de la société, pour en faire le creuset d’un changement global, à l’heure des grands bouleversements politiques, géopolitiques, climatiques et sociaux. C’est pourquoi nous devons donner aux communes et aux maires les moyens de mener ces politiques transformatrices, aux services de toutes et de tous.

Tous, nous savons ce que représente un mandat local : les arbitrages quotidiens, les responsabilités, les inquiétudes face à la baisse des moyens, mais aussi la force du lien de proximité avec les habitantes et les habitants. C’est cette expérience et ce travail que nous voulons mettre au service des communes de Côte-d’Or au Sénat.

Face à la désertification médicale, nous soutiendrons une régulation de l’installation des médecins afin que chaque bassin de vie bénéficie d’un égal accès aux soins.

« Pour répondre aux défis du dérèglement climatique »

Nous voulons également porter une politique ambitieuse de bifurcation écologique, économique et sociale. Nous proposons la création d’éco-régions organisées à l’échelle de chaque bassin versant de rivières afin de financer et conduire la réparation des maltraitances écologiques et sanitaires au plus près des réalités de nos territoires et de nos concitoyens. Aux côtés des communes, des agences de l’eau et de l’Office Français de la Biodiversité, elles accompagneront les projets locaux pour répondre aux défis du dérèglement climatique, de la qualité de l’air, de la protection de l’eau et de la lutte désormais devenue essentielle contre les maladies environnementales.

Parce que l’eau est un commun du vivant indispensable à toute existence, nous défendrons une gestion publique démocratique, communale ou intercommunale, qui sera accompagnée et soutenue par un Haut-Commissariat à l’eau et à l’assainissement chargé d’apporter expertise et coordination aux collectivités. Les coûts liés aux pollutions chimiques, notamment celles provoquées par les PFAS ou le cadmium, doivent être assumés par les industriels responsables selon le principe établi et juste du pollueur-payeur, et non par les usagers ou par les budgets communaux.

Nous soutiendrons également les politiques permettant à chacune et à chacun d’accéder à un logement digne, aux mêmes services publics de proximité, à une justice dotée des moyens nécessaires et à une sécurité publique fondée sur une police de proximité et des services d’enquête renforcés.

Rétablir la souveraineté industrielle et alimentaire de la France sont des objectifs incontournables et les moyens nécessaires doivent être mobilisés pour les atteindre : nous soutiendrons une agriculture locale et biologique, rémunératrice pour les agricultrices et agriculteurs, et nous défendrons nos fleurons industriels comme les nouveaux bassins d’emploi que notre programme de planification écologique fera émerger partout sur le territoire. Nous les défendrons face à la prédation des fonds d’investissement étrangers, et pareillement des délocalisations de ces outils industriels qui auront bénéficié de l’appui public.

Nous continuerons à défendre les droits sociaux, notamment l’abrogation de la retraite à 64 ans, parce que la solidarité nationale participe aussi de la vitalité de nos communes.

« Pour une refonte totale de notre système démocratique »

Enfin, alors que notre démocratie a été fragilisée par les choix d’Emmanuel Macron en 2024, et à l’heure où la fonction présidentielle est particulièrement affaiblie par le manque de morale de ceux qui l’occupent, l’ont occupée ou ceux qui tentent d’y accéder, nous porterons le projet d’une refonte totale de notre système démocratique. Nous ouvrirons la voie à la construction d’une 6e République : un régime capable de protéger nos biens communs, de rapprocher les citoyens et les élus de proximité des décisions qui les concernent, et de rétablir enfin la confiance du peuple envers ses institutions et ses représentants. Pour donner corps a ce renouveau démocratique, nous déposerons une proposition de loi en faveur du Référendum d’Initiative Citoyenne.

Le 27 septembre, votre vote peut permettre que siègent au Sénat des élus qui porteront avec constance la défense des communes, des services publics, de la bifurcation écologique, de la protection de la santé, du partage des richesses et du renouveau démocratique portés par le programme du Nouveau Front populaire.

Nous exercerons ce mandat avec la même exigence que celle qui guide nos campagnes et nos engagements d’élus : être présents sur le terrain, à l’écoute des maires et des conseillers municipaux, mais nous serons aussi attentifs pour faire respecter le droit international et défendre la voix de la paix sur la scène internationale.

En espérant pouvoir compter sur votre confiance, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre haute considération.

Olivier Minard Chef de file de La France insoumise pour les élections sénatoriales dans la Côte-d’Or,

Sarah Bounefikha Conseillère municipale de Quetigny,

Ouissam Abid Conseiller municipal de Chenôve,

Loreline Court candidate de la France insoumise pour les élections sénatoriales, membre de la liste Montbard en Commun aux élections municipales de mars 2026,

Jean-Paul Brenelin candidat de la France insoumise pour les élections sénatoriales, membre de la liste Dijon populaire aux élections municipales de mars 2026.