Le 23 septembre 2026, Mediapart a révélé que la Poste prévoyait la fermeture de 441 bureaux de poste en France d’ici décembre 2027, dont 6 en Côte-d’Or. Notre liste « Faites entrer le programme du Nouveau Front populaire au Sénat » dénonce fermement ce projet.
Ces fermetures ne sont pas nouvelles : dans cet article de Mediapart, le secrétaire général de la CGT de la Poste « rappelle que le nombre de bureaux est passé de 8 144 en 2018 à 6 624 en 2026, soit une chute de près de 20 % ». La Poste, elle, justifie ses économies par la digitalisation des services, et la baisse de fréquentation de ses bureaux. Or, il suffit de regarder son bureau de poste le plus proche pour comprendre cette baisse de fréquentation : les amplitudes horaires sont limitées au maximum (à Laignes, dans le Châtillonnais, le bureau n’ouvre que de 8 heures 45 à 12h15 6 fois par semaine) et l’essentiel des démarches s’effectuent de manière autonome sur une borne, complexifiant leur exécution pour ceux éloignés des services numériques (à Vitteaux, commune touchée par la fermeture du bureau de poste, c’est 35% de la population qui avait plus de 65 ans en 2023).
La Poste tempère: elle argue maintenir des « agences postales communale » dans ces communes. Mais il s’agit là d’agences où l’on peut simplement acheter des enveloppes, des timbres et envoyer des colis et des recommandés, face aux 150 missions que l’on peut réaliser dans un bureau de poste classique.
Et, parmi ces actions, ce sont les délégations de service public qui ne sont plus assurées, notamment les allocations que viennent chercher les personnes les plus pauvres. Ces fermetures risquent de les précariser davantage, dans un pays où beaucoup renoncent déjà à leurs droits, face aux difficultés d’accès à ceux-ci.
Or, La Poste n’est pas à plaindre : elle a réalisé en 2025 un bénéfice net de 1,16 milliard d’euros. Il y a donc une volonté politique, par néolibéralisme, de fermer ces bureaux de poste.
En Côte-d’Or, les bureaux de postes concernés se trouvent dans les communes de Vitteaux, Velars-sur-Ouche, Vougeot, Brazey-en-Plaine, Nolay, et Dijon. Outre ce dernier, ils sont tous situés dans des communes rurales (la plus grande, Brazey, compte 2400 habitants) et cette fermeture éloigne les habitants de service public de proximité : pour un Nolaytois, c’est à Chagny, à 15 kilomètres qu’il faudra se rendre pour avoir accès aux services d’un bureau de poste. Cela participe aussi à la dévitalisation de communes qui sont déjà toutes touchées par la difficulté d’accès aux services, publics ou non.
Ce que nous proposons :
Notre liste s’opposera clairement et distinctement à chaque fermeture de lieu de vie et de service public, où qu’ils soient.
Surtout, au Sénat, nous mettrons à l’ordre du jour la proposition de loi, défendue par notre députée Danièle Obono, sur la réouverture des accueils physiques dans les services publics, votée à l’Assemblée nationale le 17 octobre 2023 et dont l’examen n’a jamais été mis en discussion dans la chambre haute.
Cette loi permettra la réouverture d’écoles, hôpitaux, postes, trésoreries, de lieux de justices, de moyens de transports et de sécurité dans chaque bassin de vie ruraux et urbains. Elle permettra ainsi, non pas de dénoncer les menaces de fermeture à venir, mais bien de réparer toutes celles qui ont été réalisées au cours des dernières décennies, et qui pèsent sur nos communes.
La liste : « Faites entrer le programme du Nouveau Front Populaire au Sénat ».


