Alors que les massacres à Gaza ne cessent de s’intensifier, une enseignante d’un lycée de l’Yonne, à Sens, a été suspendue pour avoir répondu à la demande de ses élèves : observer une minute de silence en mémoire des nombreuses victimes palestiniennes. Ce recueillement, tenu après un cours en signe d’humanité, a engendré une suspension brutale et injustifiée de la part du rectorat.
Sans plus d’explication, cette suspension s’est accompagnée d’une interdiction de présence dans l’établissement et de communication avec ses collègues. En outre, l’enseignante se trouve à présent dans l’incertitude sur la durée de la mesure, puisqu’elle pourrait aller jusqu’à quatre mois. Une décision incompréhensible et d’une violence inqualifiable envers une professeure qui a simplement voulu transmettre des valeurs de respect et de solidarité à ses élèves.
Le jour des faits, le 18 mars dernier, le gouvernement d’extrême droite israélienne avait fait plus de 700 nouvelles victimes par le biais de son armée. Depuis le début de ce conflit, plusieurs dizaines de milliers de civils, dont un nombre incalculable d’enfants, ont lâchement été abattus. Dans le même temps, de plus en plus d’organisations, comme l’ONU, Amnesty, Human Rights Watch, ou Médecins sans Frontières alertent sur la gravité de la situation humanitaire à Gaza, évoquant des crimes de guerre, des actes de génocide et un nettoyage ethnique de la population.
Empêcher un simple moment de recueillement face à une telle tragédie revient à nier le droit à l’empathie. Cette démarche du rectorat s’inscrit dans une politique globale de négation des souffrances du peuple palestinien. Les multiples mesures qui semblent se généraliser à l’encontre du personnel enseignant qui manifeste un peu de compassion pour les Gazaouis sont intolérables et disproportionnées.
Punir de tels gestes a de quoi interloquer l’ensemble des citoyens français et envoie un message inquiétant aux enfants scolarisés ; faire preuve de solidarité et d’humanité devrait à l’inverse être encouragé.
Dans ce contexte, La France Insoumise de Côte d’Or appelle à la réintégration immédiate de cette enseignante et à l’abandon des poursuites à son égard. Enfin, elle demande que les autorités compétentes respectent les démarches d’empathie envers le peuple palestinien et cessent de persécuter ceux qui voudraient y participer.
La France Insoumise 21


