Edito de LFI 21
L’indignation ne suffit pas, Il fallait censurer M. Lecornu. M. Pribetich, député socialiste de la 3e circonscription de Côte d’Or, élu en 2024, sur le programme de rupture du Nouveau Front Populaire, dénonce les baisses drastiques des dotations de l’État imposées aux communes. Il alerte – à juste titre – sur les conséquences dramatiques pour nos services publics locaux, notre vie associative, nos écoles, nos quartiers populaires. Mais une question s’impose : qu’a fait M. Pribetrich au moment de faire tomber ce gouvernement qui étrangle les collectivités ?
Il n’a pas voté la censure le jeudi 16 octobre 2025.
On ne peut pas, d’un côté, protester bruyamment contre les coupes budgétaires, et de l’autre sauver un gouvernement qui les impose. Par ses votes le député Pribetich est complice
Pour mémoire, sous les gouvernements de Hollande que M. Pribetich soutenait, il y avait déjà des coupes budgétaires pour les collectivités locales.
Quand l’Assemblée avait l’occasion de censurer M. Lecornu et ses orientations austéritaires M. Pribetrich a voté avec les macronistes . Aujourd’hui, il se réveille… et fait semblant de se plaindre. On ne peut pas se lamenter sur la casse des communes si, au moment décisif, on choisit de ne pas faire tomber ceux qui en sont responsables.
Cela s’appelle l’incohérence. Ou la lâcheté. À chacun de choisir. La cohérence c’est du courage politique au moment où ça compte.
Défendre les communes, c’est renverser ceux qui les asphyxient. Les habitants n’ont pas besoin de déclarations hypocrites.
Ils ont besoin d’élus qui tiennent tête et protègent réellement leurs services publics locaux.
Les députés LFI et leurs alliés ont voté la censure. Les socialistes, non.
Nous, nous sommes aux côtés des habitants, des agents municipaux et des quartiers populaires — pas du côté de ceux qui s’abstiennent quand il faudrait se lever


